Plus récemment, le GIEC a publié son évaluation des liens entre le changement climatique, les océans et la cryosphère. Le récent Rapport spécial du GIEC sur l'océan et la cryosphère dans un contexte de changement climatique ( SROCC ) dresse un tableau alarmant de l'ampleur des impacts sur le plus vaste écosystème de la planète. Des résumés du rapport SROCC sont disponibles ici.
Le GIEC est un partenariat scientifique international transparent et exhaustif représentant 195 pays membres . Ses rapports d'évaluation font autorité et rassemblent les recherches les plus récentes sur les causes, les impacts et les solutions aux changements climatiques. (À noter que ces conclusions ne sont pas uniquement le fait du GIEC, mais également de 17 académies nationales des sciences du monde entier). Les rapports spéciaux du GIEC sont commandés par la CCNUCC et aident la communauté internationale des décideurs politiques en matière de climat à appréhender des questions complexes, notamment la différence d'impacts entre un réchauffement de 1.5 °C et de 2 °C et le rôle de l'utilisation des terres dans l'accélération des changements climatiques.
Contexte: CCNUCC, Océans et changements climatiques
La CCNUCC est un modèle de recherche de consensus et de coopération en matière de politique internationale. Elle sollicite les rapports du GIEC pour éclairer les débats politiques et, sur la base de ces rapports, des négociateurs de tous les pays se réunissent chaque année depuis 1992 afin de trouver des solutions au problème complexe du changement climatique. Depuis sa création, la CCNUCC a pris plus de décisions par consensus que tout autre organe des Nations Unies. Bien que les processus de la CCNUCC et de l'Accord de Paris soient lents, méthodiques et systématiques, ils constituent d'excellents exemples de coopération humaine à long terme.
Un chemin bleu vers l'avant
Les menaces qui pèsent sur les océans, les écosystèmes côtiers et les communautés qui en dépendent sont manifestes. L’ampleur des impacts du changement climatique sur les océans exige des mesures et des investissements urgents pour protéger les milieux marins, les zones côtières, la biodiversité, les populations et les économies. Ces enjeux et leurs solutions doivent être abordés au plus haut niveau de l’élaboration des politiques de la CCNUCC. Dès lors, qu’a fait la CCNUCC pour répondre à l’urgence de la gestion des océans ?
Jusqu'à récemment, très peu de choses étaient prises en compte. Si l'ambition d'agir rapidement et systématiquement pour les océans ne cesse de croître au sein de la société civile et de la communauté scientifique, les cinq ordres du jour provisoires officiels pour le prochain cycle de négociations sur le changement climatique ne font aucune mention des océans. Ce décalage entre science et politique illustre le rôle inexistant que les océans ont joué dans le processus décisionnel mondial de la CCNUCC.
Notre prochain blog expliquera pourquoi la CCNUCC n'a pas toujours traité les océans de manière exhaustive et inclut quelques observations prometteuses (et parfois inquiétantes) sur la manière dont cela pourrait changer avec COP25.

